déc. 15th 2008
« En ma fin est mon commencement.»
« Je vous pardonne du fond du coeur, car maintenant j’espère que vous allez mettre un terme à tous mes malheurs.»
Marie de Stuart Reine d’Escosse
le 8 février 1587, ses derniers mots avant sa décapitation.
Extrait de : « Histoire des codes secrets, de l’egypte des pharaons à l’ordinateur quantique.»
de Simon Singh
déc. 15th 2008
« UN ANIMAL DANS LA LUNE»
De Jean de la Fontaine
Pendant qu’un Philosophe assure,
Que toujours par leurs sens les hommes sont dupés,
Un autre Philosophe jure,
Qu’ils ne nous ont jamais trompés.
Tous les deux ont raison ; et la Philosophie
Dit vrai, quand elle dit que les sens tromperont
Tant que sur leur rapport les hommes jugeront ;
Mais aussi si l’on rectifie
L’image de l’objet sur son éloignement,
Sur le milieu qui l’environne,
Sur l’organe, et sur l’instrument,
Les sens ne tromperont personne.
La nature ordonna ces choses sagement :
J’en dirai quelque jour les raisons amplement.
J’aperçois le Soleil ; quelle en est la figure ?
Ici-bas ce grand corps n’a que trois pieds de tour :
Mais si je le voyais là -haut dans son séjour,
Que serait-ce à mes yeux que l’oeil de la nature ?
Sa distance me fait juger de sa grandeur ;
Sur l’angle et les côtés ma main la détermine ;
L’ignorant le croit plat, j’épaissis sa rondeur ;
Je le rends immobile, et la terre chemine .
Bref je démens mes yeux en toute sa machine .
Ce sens ne me nuit point par son illusion.
Mon âme en toute occasion
Développe le vrai caché sous l’apparence.
Je ne suis point d’intelligence
Avec que mes regards peut-être un peu trop prompts,
Ni mon oreille lente à m’apporter les sons.
Quand l’eau courbe un bâton, ma raison le redresse,
La raison décide en maîtresse.
Mes yeux, moyennant ce secours,
Ne me trompent jamais, en me mentant toujours.
Si je crois leur rapport, erreur assez commune,
Une tête de femme est au corps de la lune.
Y peut-elle être ? Non. D’où vient donc cet objet ?
Quelques lieux inégaux font de loin cet effet.
La Lune nulle part n’a sa surface unie :
Montueuse en des lieux, en d’autres aplanie,
L’ombre avec la lumière y peut tracer souvent,
Un homme, un boeuf, un éléphant.
Naguère l’Angleterre y vit chose pareille,
La lunette placée, un animal nouveau
Parut dans cet astre si beau ;
Et chacun de crier merveille.
Il était arrivé là -haut un changement
Qui présageait sans doute un grand événement.
Savait-on si la guerre entre tant de puissances
N’en était point l’effet ? Le Monarque accourut :
Il favorise en Roi ces hautes connaissances.
Le Monstre dans la Lune à son tour lui parut.
C’était une Souris cachée entre les verres :
Dans la lunette était la source de ces guerres.
On en rit. Peuple heureux, quand pourront les François
Se donner comme vous entiers à ces emplois ?
Mars nous fait recueillir d’amples moissons de gloire :
C’est à nos ennemis de craindre les combats,
A nous de les chercher, certains que la victoire,
Amante de Louis, suivra partout ses pas.
Ses lauriers nous rendront célèbres dans l’histoire.
Même les filles de Mémoire
Ne nous ont point quittés : nous goûtons des plaisirs :
La paix fait nos souhaits, et non point nos soupirs.
Charles en sait jouir. Il saurait dans la guerre
Signaler sa valeur, et mener l’Angleterre
A ces jeux qu’en repos elle voit aujourd’hui.
Cependant, s’il pouvait apaiser la querelle,
Que d’encens ! Est-il rien de plus digne de lui ?
La carrière d’Auguste a-t-elle été moins belle
Que les fameux exploits du premier des Césars ?
O peuple trop heureux, quand la paix viendra-t-elle
Nous rendre comme vous tout entiers aux beaux-arts?
Silence encore une fois…
Me permettez-vous ?
juil. 31st 2008
Le livre commence ainsi : « Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée et j’ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens…» Ce livre nous transmet un recueil de textes d’Einstein sur ces différentes réflexions au cours de sa vie et sur toutes sortes de thématique. Le livre vous « prend» comme tout texte d’ « Hommes» qui ont eu à un moment donné un véritable face à face, vis à vis de leur conscience au sein même de leurs travaux, recherches et vie…
Chapeau bas
Mahéwin Magnolia ©
mai. 15th 2008
Toutes les latitudes connaîtront cette haute silhouette de chef de guerre. Il sera toujours profondément atteint par les souffrances de ses frères d’armes. La chaleur humaine de ce héros est telle que nulle haine, même pas celle de l’ennemi, ne trouvera place en lui. Et c’est toujours de l’estime, qu’il éprouvera pour ses adversaires.
Son idéal : Une armée jeune, sportive, unie, bien équipée, au service de la France. Sa vie : Elle est avec ses soldats. Il vit du même élan net, pur, désintéressé et spontané, et nul chef n’a jamais été plus proche de ses hommes,
Telle est l’histoire écrite dans ce livre, avec des phrases brèves, hachées et brillantes, traversées d’éclairs de rude tendresse et de gloire.
Edition Plon.
Il est important de lire et d’être soit même en quête tel un historien qui ne donne son avis mais qui relate des faits. On a de tout temps guerroyé pour ces idées, d’un bord à un autre, les hommes restent les mêmes. Ils peuvent donner le meilleur comme le pire d’eux même, ils, ces frères d’armes, appellent cela l’engagement. Fâce à la mort et aux questionnements qu’elle impose, ils restent bien des êtres humains travaillant pour d’autres êtres humains, ou selon des hommes travaillant pour des hommes. Quand est il après de simple théorie ? La rigueur des nuances fait foi, je laisse à chacun après avoir pris le chemin de la connaissance d’avoir leurs étincelles, leurs ressenties et leurs positionnements intérieurs sur les sujets de ce monde, divisés trop souvent en deux grands pôles. Pourtant … Que penser aux regards des liens de causalités… ?

Mahéwin Magnolia ©